Au beau milieu du gratin national de la marche de grand fond, Nadia Ducruet s’aligne à partir de ce lundi au départ de la « Mythique », épreuve reine de Paris-Colmar, longue de 506,8 kilomètres. Cet après-midi à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), elle disputera le prologue (6 kilomètres) avant de prendre le départ de la première étape ce mardi sur le coup de 13 h 30, avenue Jules-Lefebvre à Château-Thierry.

Celle-ci conduira les protagonistes à Ligny-en-Barrois (Meuse) où ils sont attendus mercredi en soirée après avoir parcouru 232,2 kilomètres. Après quelques heures de repos, la seconde étape longue de 210,1 kilomètres les mènera à Plainfaing (Vosges) où ils devront arriver vendredi à 23 heures au plus tard.
Les cols du Bonhomme et du Calvaire seront franchis
Là aussi, un repos bien mérité les attend avant un dernier effort à fournir samedi jusqu’à Colmar, soit 58,5 kilomètres avec les cols du Bonhomme et du Calvaire à franchir. Celles et ceux qui ne couvriront pas la totalité d’une étape mais au minimum 60 % de son kilométrage seront autorisés à prendre le départ de la suivante. Au final, ils seront classés suivant le nombre de kilomètres parcourus.
Compagne de l’ancien marcheur Didier Beaumont, Nadia Ducruet a suivi une importante préparation malgré ses contraintes professionnelles. Cette qui participe à l’encadrement des jeunes à l’Athlétic Club de Château-Thierry a effectué plusieurs séances de marche nordique et athlétique.
« J’ai également profité des jours fériés du mois de mai pour m’entraîner deux ou trois jours de suite », ajoute-t-elle. Dans le contexte compétitif, elle a couvert avec son éternel sourire les 8 Heures d’Étampes-sur-Marne en équipe, les 8 Heures de Charly-sur-Marne (53,903 kilomètres parcourus) et les 24 Heures de Château-Thierry (141,316).
Une équipe de six personnes Nadia Ducruet a mis ainsi beaucoup d’atouts de son côté pour aborder Paris-Colmar dans de bonnes conditions, « mais je ne sais pas comment je me sentirai après 28, 30 ou 37 heures de marche. » Elle se dit prête à faire le maximum de ses possibilités pour ne pas avoir de regrets, espérant « avoir le mental et le physique pour franchir la ligne d’arrivée à Colmar », secondée par une indispensable équipe de 6 personnes dont elle loue le dévouement.
Participer au centenaire de l’épreuve née en 1926 décuple sa motivation, « car cela lui donne une autre dimension. » En résumé, Nadia Ducruet veut être au niveau du défi proposé, « malgré la fatigue, les difficultés à s’alimenter, la crainte d’une blessure, la 2e nuit à marcher, la chaleur. »